Les deux romans qui enchanteront votre pause déjeuner

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Amies lectrices, amis lecteurs, sous vos yeux ébahis, aujourd’hui Papier Glacé s’engage contre les pauses déjeuners ratées. Vous admettrez qu’en la matière, il y a les poissards et les autres. Je le confesse, il m’arrive d’être cette collaboratrice qui va aux toilettes au moment où les collègues décident d’aller manger, qui se retrouve seule sur le plateau à remettre sa vie entière en question. Je suis parfois celle dont les réunions de 11h s’éternisent assez pour que les collègues sympas soient déjà partis manger, mais pas suffisamment pour ne pas se farcir les lourdingues de l’étage d’en-dessous. Enfin, je suis irrémédiablement celle qui, ayant annoncé aux collègues « allez, moi je vais manger ! » (sous-entendu « qui m’aime me suive ! »), se retrouve immanquablement seule à table, quelques minutes plus tard, se refusant à s’avouer dévastée par le peu d’entrain manifesté par mes compagnons de galère, pétrie d’orgueil, faisant mine d’apprécier le calme d’un déjeuner solitaire.

Soit, 1. qu’il vous arrive aussi d’être cette personne. Soit, 2. que votre profession vous impose intrinsèquement l’épreuve du déjeuner en solo : cet article est fait pour vous. Ne subissons plus, inversons la vapeur, soyons fougueux et audacieux : LISONS.

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Il se trouve qu’en la matière, j’ai deux honnêtes propositions à vous faire. A vous de déterminer celle qui s’applique le mieux à votre humeur du moment.

  • Vous avez follement besoin d’énergie. Soit que votre journée de boulot soit tellement morne qu’il vous faille un remontant pour vous requinquer et vous tenir éveillés jusqu’à 18h. Soit que, pour valdinguer de réunion en réunion, il vous faille un bâton de dynamite, tout de suite, dans vos mains. Dans les deux cas vous avez besoin d’un bouquin qui vous en met plein la vue, qui va vite, qui vous emmène, qui vous bouleverse, qui vous enchante, qui vous surprend, qui vous fait tourner en bourrique : vous avez besoin de lire Le système Victoria d’Eric Reinhardt.
  • Il faut absolument que vous fassiez retomber la pression, sans quoi vous allez finir par dégoupiller sévère et c’est Sylvie du 2e qui va en prendre plein la tronche. Il vous faut une dose carabinée de contemplation, d’errance, de musicalité. Il vous faut de l’idéalisme, de la poésie, un bouquin qui vous transporte mais tout doucement, sans faire de bruit. Qui vous emmène d’un point A à un point B sans que vous ayez eu l’impression de bouger. Qui vous berce tout en douceur. Vous avez besoin de L’été 76 de Benoît Duteurtre.

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En choisissant Le système Victoria, vous vous offrez un déjeuner avec David Kolski, la quarantaine, architecte de formation, aujourd’hui directeur de travaux. Marié à Sylvie, deux enfants. Ayant rencontré une femme extraordinaire, Victoria de Winter, DRH d’un grand groupe industriel, dans une galerie marchande. L’ayant finalement abordée. S’étant engagé, à l’insu de ses principes fondamentaux, dans une relation adultère longue durée avec une femme troublante, vive, démesurément belle, démesurément riche, démesurément vivante, à la sexualité débordante, vivant à 3000 à l’heure, s’offrant tous les plaisirs, incarnant tous les paradoxes. Vous allez rencontrer un homme tour à tour admiratif, bluffé par cette femme d’une étoffe supérieure, et jaloux, envieux de cette vie de démesure qu’elle étale sous ses yeux. David Kolski livrera tout : ses fantasmes, ses doutes, ses illusions et ses désillusions, ses regrets, ses échecs. Il vous offrira le souvenir sublime de cette femme époustouflante qui a fait basculer sa vie. Des émotions vives, du désir, du plaisir, de la vitesse, toujours plus haut, toujours plus fort, toujours plus loin. Voilà ce que vous offre, ce midi, Le Système Victoria.

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Avec L’été 76, c’est une ambiance contemplative que vous choisissez. Voilà un roman dans lequel, n’ayons pas peur de le dire, il ne se passe pas grand chose, et qui pourtant vous embarque totalement. C’est tout un voyage : au Havre, en 1976, dans la vie d’un jeune homme de bonne famille, qui découvre les idées de gauche, qui se rêve anarchiste, qui fait de sa vie un écrin de musique, de poésie et d’amour. On a le sentiment que les meilleurs moments d’une vie sont précisément situés entre ce mois de juin 76 et la fin du mois d’août. Que tout se joue durant ces quelques années d’adolescence, qu’elle est le temps de l’éclosion de toutes les passions. Les promenades sur le port, l’air de la mer, les disques qu’il écoute… Il suffit quelques mots à Benoit Duteurtre pour déclencher tout un imaginaire et nous voilà partis vers cet ailleurs, cet autrefois, ce temps de l’insouciance et de la découverte.

Evidemment, je ne saurais que trop vous conseiller de lire les deux ! En tout cas vous êtes désormais lourdement armés contre le syndrome de la pause déjeuner.

Bonne semaine les amis ! Lisez, lisez et relisez !

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2 réflexions sur “Les deux romans qui enchanteront votre pause déjeuner

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