Le kit de survie à méditer dans un jardin zen

Amies lectrices, amis lecteurs, au risque d’enfoncer des portes ouvertes, je rappelle à toutes fins utiles que la rentrée est arrivée. Avec elle, tout un lot de nouveaux défis plus exaltants les uns que les autres (nouvelle formation, nouveau poste, un déménagement peut-être ? ou tout ça à la fois ?) ou la reprise d’une routine bien huilée. Quoi qu’il en soit, septembre est toujours synonyme d’un nouveau départ et si, comme moi, vous faites partie des Négatifs anonymes, il ne peut pas faire de mal de s’adjoindre les services d’un grand maître du lâcher prise pour aborder cette rentrée en toute sérénité.

Or, quand il s’agit d’invoquer les grands dieux du zen et de la joie, chez Papier Glacé on ne rigole pas du tout. Il se trouve qu’on a très précisément ce que vous cherchez. Si tout se passe bien, vous avez déjà mis La puissance de la joie de Frédéric Lenoir dans votre « pile à lire ». Vous pouvez y ajouter immédiatement ce livre-kit de survie pour toutes les douleurs de la vie, petites et grandes, passagères et durables. Le livre qu’on lit quand on va bien, pour aller encore mieux, le livre qu’on lit quand on va mal pour retrouver sa joie de vivre. Ce livre est signé Alexandre Jollien et, les amis, là on fait vraiment dans le diamant pur.

alexandre-jollien-traite-abandon-seuil

« Tout a commencé à l’institut pour personnes handicapées où j’ai été placé dès l’âge de trois ans. Je suis né avec une infirmité motrice cérébrale. Je le dis tout de suite, afin d’évacuer cette question d’emblée et de passer à autre chose. Une des grandes blessures de ma vie, c’est d’être réduit, fixé à cette image qui me colle à la peau. Car, dès que l’on me voit, vient le mot « handicapé ». Ce parcours, cette contingence, cette infirmité m’ont donc fait vivre dix-sept ans dans une institution pour personnes handicapées. Malgré la douleur abyssale d’être éloigné de mes parents, le constat et l’émerveillement me gagnaient : je voyais chez des êtres entièrement paralysés une joie pleine et entière. J’ai tout de suite désiré cette joie. C’était désormais le but de ma vie : conquérir la joie inconditionnelle. »

Alexandre Jollien, Petit traité de l’abandon

Jamais de pathos avec Alexandre Jollien, qui aurait pourtant de quoi nous montrer qu’il est des existences plus ou moins difficiles à vivre avec légèreté. Et pourtant c’est exactement ce que cherche ce philosophe de l’abandon : apprendre à assumer les hauts et les bas du quotidien. Epaulés par un guide à qui l’on a envie de faire confiance, lorsqu’il nous dit en connaître un rayon sur la douleur et la souffrance, on explore les chemins qui mènent à la joie, on devient un progredientes, un « progressant », comme s’appelaient eux-mêmes les philosophes grecs. On va chercher ici et là, dans le bouddhisme, dans le christianisme, chez les philosophes, anciens et modernes, tous les soutiens possibles pour accepter la vie telle qu’elle se propose.

« Or, selon moi, cette sagesse est déjà là, au fond du fond. Elle me précède au coeur de mon coeur. Les bouddhistes disent que nous sommes tous la nature de Bouddha, et cette idée me plaît. Il ne s’agit pas de construire un personnage, ni de chercher la joie, la sérénité ailleurs, mais de plonger en soi, de rejoindre le fond du fond pour y recueillir la joie, la paix et le souverain bien. »

singapore-chinese-gardens

singapore-chinese-gardens-2

Singapore Chinese Gardens

La grande marotte d’Alexandre Jollien, c’est l’abandon total à l’existence, qui n’est en rien synonyme de résignation. Il nous propose de cheminer avec lui, à travers des pensées qu’il nous livre au fil des mots et des pages. Pas de « mode d’emploi », ni de « voie toute tracée », mais une « ascèse quotidienne ».

« Je m’aperçois que je ne dois plus lutter contre l’existence, ni vouloir devenir quelqu’un. Juste être là, sans amertume ni aigreur, et être puissamment actif. »

« Car l’abandon, ce n’est pas un gros « machin » inatteignable. Quand je regarde mes trois enfants, ils sont l’abandon, ils sont déjà totalement ancrés dans la vie. Quand ils sont joyeux, ils sont joyeux ; quand ils sont tristes, ils sont tristes ; quand ils jouent, ils jouent. Un maître zen, Yunmen, disait : « Quand tu es assis, sois assis ; quand tu es debout, sois debout ; quand tu marches, marche. Et surtout n’hésite pas. »

Sans nier le tragique de l’existence, Alexandre Jollien nous propose donc d’oser l’abandon, de nous libérer de nos démons intérieurs pour aller vers une vie plus simple et plus heureuse. Je vous garantis que c’est utile, efficace, salvateur. Je vous promets qu’une fois acheté, ce livre va trôner majestueusement sur votre table de chevet. C’est le livre auquel on finit toujours par revenir, parce que c’est exactement de cette ascèse quotidienne dont on a besoin pour chasser le naturel et s’ancrer dans de nouvelles habitudes de vie et de pensée. Alors, on file s’offrir le kit de survie du Négatif anonyme (ou du Positif en devenir, ça marche aussi !) et on se trouve un petit coin tranquille pour faire le plein de pensées positives et dynamisantes et aborder cette rentrée en étant zen.

Bonne rentrée les amis ! Lisez, lisez et relisez !

singapore-chinese-gardens-3

singapore-japanese-gardens

singapore-japanese-gardens-2

Publicités

Une réflexion sur “Le kit de survie à méditer dans un jardin zen

  1. Bonjour Papier Glacé. Je retire le même enseignement des paroles du Christ. Retrouvons en nous le petit enfant, cet être qui est venu au monde avec un désir d’amour immense qui l’aide à grandir en toutes circonstances et qui le fait se tourner naturellement vers ce qui le nourrit et lui apporte la joie de vivre. J’aime aussi le yoga, le Taîchi, la danse, j’en faisais sans le savoir depuis mon enfance. Je l’ai compris en prenant des cours ! Comme tu l’écris si bien, on trouve beaucoup dans le fond du fond de soi-même. Pour ma part, je lis par petits bouts plusieurs livres: Bel ami (offert dans la collection pocket pour deux livres achetés),la puissance de la joie, Dieu ou rien du cardinal Sarah.

    Aimé par 1 personne

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s