Le livre à lire pour se rappeler son enfance et les mini éclairs magiques qui stimulent les souvenirs

La rentrée et le mois de septembre en tant que concepts peuvent se gérer de trois manières différentes. Tous les bons livres de psychologie vous le diront.

  1. Soit vous plongez dans l’abîme sans fond qui vous fait du gringue depuis la fin du mois d’août : vous optez pour la grande dépression annuelle, l’attitude grognonne, la remise en question du sens de la vie et tout le toutim. Autant dire qu’à ce train-là il va falloir vous requinquer pour espérer passer l’hiver.
  2. Soit vous virez carrément à la nostalgie pathologique de l’enfance et idéalisez rentrée des classes et cour de récré, vacances scolaires et kinder pingui.
  3. Soit vous êtes une personne saine, raisonnable, équilibrée et légèrement bouddhiste sur les bords, vous avez préparé votre for intérieur à cette reprise, vous l’accueillez avec joie et bonne humeur, vous cueillez le jour et remerciez la Vie pour ce sublime stylo quatre couleurs avec lequel vous avez la chance d’écrire, ce papier Clairefontaine d’une pureté incroyable que vous avez la chance de caresser du bout des doigts et ces trombones, à la fois si mignons et si pratiques…. !

Rectification, il y a DEUX manières de gérer la rentrée. Vous êtes triste ? C’est normal et Papier Glacé a un secret pour vous faire du bien. Vous êtes nostalgique ? Pas de problème, là aussi Papier Glacé a la solution. Vous êtes euphorique ? Vous êtes en train de vous mentir, ça va retomber et si ce n’est pas le cas : allez vite consulter.

Trève de plaisanterie, le fait est qu’aujourd’hui, les heureux de la rentrée ne sont pas à l’honneur sur le blog de Papier Glacé. Les tristes et les nostalgiques auront en revanche de quoi se régaler dans ce nouvel article. Attention quand même, dire que l’auteur du jour est une femme très spéciale reviendrait à dire que BHL a la chemise un peu entrouverte ou que les Européens ont bousillé deux-trois Amérindiens à leur arrivée dans le nouveau monde : un très très doux euphémisme.

nothomb-sabotage-amoureux-dragibus-caramels

amelie-nothomb-sabotage-amoureux-dragibus

Merci à ma copine Margault pour les caramels bretons !

Le livre du jour, c’est Le Sabotage amoureux d’Amélie Nothomb. Et là, il ne faut pas se mentir : pour certains, ce sera la madeleine de Proust, pour d’autres une histoire sans queue ni tête de ventilateurs, de chevaux et de guerre mondiale. Autant dire qu’il va falloir sortir votre 10e degré de derrière les fagots pour vous attaquer à ce petit roman, le 2e d’Amélie Nothomb sorti en 1993.

Et pourtant, vous auriez tort de vous en priver parce que c’est un roman follement intelligent. L’histoire est assez simple, c’est surtout le point de vue du narrateur, la vie vue par une fillette de sept ans, qui vaut le détour. Sept ans, c’est l’âge de notre jeune narratrice lorsqu’elle arrive en Chine, où son père, ambassadeur, est affecté, obligeant la famille à quitter le Japon. Tiens, comme les Nothomb ?

La famille s’installe dans le ghetto de San Li Tun, à Pékin, où sont parquées les autres familles d’ambassadeurs : des Allemands, des Italiens, des Chiliens, des Camerounais, … Un terrible conflit éclate alors…

Aucun quotidien, aucune agence de presse, aucune historiographie n’a jamais mentionné la guerre mondiale du ghetto de San Li Tun, qui dura de 1972 à 1975.

C’est ainsi que, dès mon plus jeune âge, j’ai su à quoi m’en tenir quant à la censure et à la désinformation.

Car enfin, peut-on trouver dérisoire un conflit de trois années, auquel prirent part des dizaines de nations, et au cours duquel des atrocités aussi épouvantables furent perpétrées ?

Prétexte à ce silence des médias : la moyenne d’âge des combattants avoisinait les dix ans. Les enfants seraient-ils donc étrangers à l’Histoire ?

Le Sabotage amoureux, Amélie Nothomb

Avec une ironie pareille, tout est possible et la jeune Amélie déborde d’imagination : son vélo est un cheval, un pays communiste un pays où il y a des ventilateurs, et le monde entier n’existe que pour que cette fillette existe. Cherchez bien au fond de vous, vous aussi vous le pensiez quand vous étiez enfant, non ?

La jeune Amélie est ainsi pleine de certitudes, mais tout bascule le jour où une famille d’Italiens arrive au ghetto et où Amélie pose ses yeux sur la petite Elena, 6 ans. Personnage cruel, inaccessible, d’une beauté ravageuse, pour qui Amélie va « se saboter ».

C’est à chaque ligne d’une ironie, d’une intelligence et d’une justesse folles. A bien des égards, j’ai retrouvé ce que j’avais aimé dans La vie devant soi, de Romain Gary : le monde à travers les yeux d’un enfant, une franchise extrême dépourvue des freins qui, adultes, nous empêchent d’affirmer, à qui veut bien l’entendre, que nous sommes le centre du monde et qu’un jour on sera martyr ou Prix Nobel de médecine. A découvrir absolument !

bouquiniste-lalalabo-nothomb-sabotage-amoureux

Là, vous regardez cette photo et je sais ce que vous vous dites : c’est quoi cette petite merveille rose à fleurs qui non seulement protège habilement son livre mais qui, en plus, envoie du gros style ? Cette petite tuerie, les ami-e-s, c’est l’une des dernières créations du Labo de Lala. Ce blog de « couture, tricot, DIY et trucs de filles » est une mine d’or pour les créatrices en herbe qui cherchent des idées couture, tricot, déco, bijoux et compagnie pour se lancer. Tout est clairement expliqué, les photos sont belles, les posts sont plein d’humour. C’est bonheur et en plus c’est le blog de ma grande soeur. Autant vous dire que je suis sa plus grande fan ! Pour réaliser un bouquiniste comme le mien : allez faire un tour par ici.

bouquiniste-lalalabo-dragibus-caramel

bouquiniste-lalalabo-nothomb

Les nostalgiques ont leur compte. Au tour des grognons de la rentrée d’avoir leur came. Et là, franchement, je n’ai pas trouvé mieux que des petits éclairs tout colorés, tout mignons, tout gourmands de chez Picard, qui font briller les yeux et retrousser les babines. J’aurais pu jouer la facilité et opter pour des petits pots de glace vanille-fraise ou de la barbe à papa, mais ces petits éclairs-là ont un secret. Colorés et enfantins à l’extérieur, ils jouent les adultes à l’intérieur avec des parfums de grands : pistache et fleur d’oranger, framboise et litchi, citron meringué, chocolat noisette… Parfait pour coller avec notre roman du jour, non ?

mini-eclairs-gourmands-picard

mini-eclairs-picard-pistache-fleur-oranger-chocolat-noisette

mini-eclairs-picard-gourmands-nothomb

Cerise sur le gâteau, les mini éclairs gourmands Picard sont parfaits pour introduire le jeu-concours que j’ai l’immense honneur d’organiser avec Folio. Un jeu-concours tout en gourmandise : il va falloir laisser parler le grand chef qui sommeille en vous ! Un peu de patience, le top départ du jeu-concours sera donné le 24 septembre prochain, pour une semaine ! Trois lots de deux livres Folio seront à gagner ! Je vous explique tout le 24, en attendant : notez la date dans votre agenda et commencez à rameuter les troupes ! Je compte sur vous chers internautes pour jouer, bien sûr, et pour faire tourner l’info au plus de monde possible !

En attendant, régalez-vous, donnez-moi des nouvelles de vos lectures passées, présentes et à venir, et comme toujours : lisez, lisez et relisez !

Publicités

Une réflexion sur “Le livre à lire pour se rappeler son enfance et les mini éclairs magiques qui stimulent les souvenirs

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s