Le livre à lire avec une tartine de crème de sardine au whisky

Brillera ? Brillera pas ? Montera ? Montera pas ? Entre le soleil, le mercure et vous, en ce moment c’est une vraie partie de cache-cache. Y a plus de saisons, ma bonne dame !

Vous vous êtes pourtant vaillamment battue ! Vous avez refusé de remettre des collants, de rechausser vos bottines, vous vous gelez les miches en petite veste estivale, nus pieds et culotte courte, persuadée que le soleil se décidera à faire une apparition en constatant la pâleur maladive de vos gambettes. Bien essayé, try again : il fait 16° en Île-de-France, 18 en Bretagne, 19 en Midi-Pyrénées.

L’automne 1 – l’été 0.

Ne cédons pas à la sinistrose pour autant : il y a du remontant dans l’air sur le blog de Papier Glacé. Un petit coup de lecture, du bon pain frais et de la gnôle qui se mange… il en faut peu pour être heureux ! Lectrices en quête de réconfort, suivez le guide.

  • Le bouquin tout en un qui réconforte, rassure, choque, fait prendre du recul et nous embarque dans une romance à l’italienne

Au terme d’un repas au restaurant avec ses parents, fraîchement installés en Italie, le narrateur de J’étais derrière toi, de Nicolas Fargues, se voit remettre par le serveur une carte sur laquelle une jeune femme a noté son numéro de téléphone et le message « Ero dietro di te » (J’étais derrière toi).

Trentenaire, marié, deux enfants, infidèle récent et jeune cocu, bref, protagoniste d’un couple qui bat de l’aile, notre narrateur en plein coup dur, qui n’attendait rien de cette parenthèse italienne en solo, caresse l’espoir, grâce à cette jeune femme, de revivre une relation toute en simplicité et en plaisir.

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Que faire alors ? Vivre sa passion ou faire face à ses obligations de mari trompeur et trompé, de père, affronter une épouse – violente – qui l’accable de reproches ou subir le quotidien et endurer le poids écrasant de la culpabilité ?

Nicolas Fargues écrit le roman d’un homme à la fois fort et fragile, coupable et repentant, raconté sur le ton de la confidence. Ainsi pris à parti, le lecteur est appelé à vivre dans toute son intensité l’intimité de ce narrateur. Presque simultanément, on le condamne, on compatit, on souffre avec lui, on exulte et on culpabilise. La contradiction est partout dans ce récit « banal » néanmoins savamment mis en scène par un narrateur qui se rend compte qu’il est « comme les autres », avec ce que cette découverte comporte de soulagement et de déception.

C’est exactement dans cet état d’esprit que j’étais, en parlant avec le serveur de ce resto, à Romanze. J’avais une espèce d’euphorie du désespoir, tu vois ce que je veux dire ? Quoique, ce soir-là, pour être tout à fait honnête avec toi, le fait de me retrouver en Italie produisait sur moi un effet plutôt bénéfique. J’étais arrivé de Paris le matin même, j’étais là juste pour le week-end, je n’attendais aucun réconfort moral de ce voyage, je n’envisageais même pas que l’Italie puisse faire quelque chose pour moi, vu l’état dans lequel je me trouvais. Et c’est précisément parce que je n’attendais rien que tout pouvait arriver, parce que je n’envisageais même pas que quelque chose puisse arriver qui me sorte de mon très, très sale état.

Nicolas Fargues, J’étais derrière toi

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Vernis à ongles Essie – Gommage pulpe de coco My little beauty – Sac Emilie Luc-Duc pour My little

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Magazine My little world – juin 2014

  •  La tartine ronde et gourmande qui vous plonge dans l’ambiance dolce vita

Nicolas Fargues se chargeant de planter le décor et de vous donner d’office le rôle de l’oreille attentive à la confidence du narrateur, vous n’avez plus qu’à vous mettre en scène.

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Armez-vous d’une baguette bien fraîche, coupez-la en rondelles de 2 cm environ – non pas que la taille de la rondelle soit ici signifiante – puis tartinez-les de crème de sardine au whisky La Belle-Îloise. Présentement, la crème de sardine est aux abonnés absents sur le site internet de la Belle-Îloise, mais il y a des boutiques sur toute la côte Atlantique, quelques-unes sur la Méditerranée et une boutique à Paris, rue de l’Ancienne-Comédie.

L’apéro est prêt ! C’est généreux, gourmand, goûtu, d’aucuns diraient même que c’est malin ! Vous avez toutes les cartes en main, à vous désormais d’être convaincante dans votre rôle de confidente !

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Buon appetito ! Ah, et vous connaissez la devise : lisez, lisez et relisez ! A la semaine prochaine !

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